Depuis le 26 décembre, les nageurs, sous la houlette de l’entraîneur Philippe Lucas, ont pris leur quartier dans les bassins de la piscine. Après une période de vacances, les sportifs se remettent en jambe et se préparent sous nos latitudes, pour les prochaines compétions.
Un climat favorable
La Guadeloupe n’a pas été choisi au hasard pour ce stage, le climat tropical de l’archipel offre une aisance non comparable au froid hivernal de l’hexagone. C’est ce qu’a tenu à rappeler l’entraîneur Philippe Lucas :
Après le mois de décembre, il est souvent difficile de “re-nager”, car en France, il fait froid. On a alors choisi un lieu avec le soleil et où l’on n’était pas venu depuis longtemps. C’est important pour les sportifs d’être au soleil, en tong et en short, afin de repartir sur des bonnes bases.

La nageuse Juliette Marchand, affirme à son tour avec une touche d’humour :
Pour une reprise, ça fait du bien d’être ici. Le cadre est idéal, il fait chaud, nous (les nageurs) nous éclatons et après les entraînements, on peut même aller manger des acras tranquille.
Des qualifications et des échéances à venir
Le jeune Sacha Velly, 18 ans, vise les championnats d’Europe en eau libre :
Je prépare les championnats d’Europe qui se dérouleront en juin prochain. Ensuite, pour finir la saison peut-être les championnats de France en eau libre. Sinon j’ai une autre option : ne pas faire le championnat d’Europe et tenter une qualification en 1500m pour les Jeux Olympiques.
La seule manière possible pour les nageurs français d’accéder aux Jeux Olympiques, c’est de réaliser les minima lors des championnats de France qui se dérouleront du 16 au 21 juin à Chartres.
Malgré les espoirs prometteurs, l’entraîneur Philippe Lucas ne se leurre pas : dans son groupe, il n’y a pas de potentielle chance de médaille.

De nouvelles infrastructures pour de nouveaux champions ultramarins ?
L’occasion a été saisie par le SIPGAP (Syndicat Intercommunal de la Piscine Gosier Abymes Pointe-à-Pitre), pour présenter le nouveau bassin aux normes olympiques.
Entièrement financé par le FEDER, le bassin olympique de 50 mètres est doté de 10 couloirs et les gradins peuvent accueillir plus de 500 personnes.
C’est un nouveau bassin qui peut accueillir des compétitions internationales et nationales.
Lorys Bourelly, ancien nageur français en charge du développement du complexe.

Il sera inauguré au mois de mars, après avoir reçu la validation de la commission de sécurité. Les nageurs du territoire pourront ainsi se confronter plus régulièrement aux nations étrangères (notamment caribéennes) tel est le souhait du SIPGAP.
Ce nouveau bassin représente une aubaine pour les jeunes sportifs du territoire et pourrait créer une émulation.
Pour l’ancien nageur professionnel, Lorys Bourelly, la discipline mérite un nouvel élan :
Avant, en équipe de France de natation, les antilles étaient présentes. Mais, avec les années, on a vu disparaître cet élan. À l’heure actuelle, nos territoires ne sont pas assez représentés. Désormais, l’objectif est de faire revivre la discipline. On a les infrastructures, donc on doit faire notre maximum pour avoir des nouveaux champions.
Pour l’heure, de nouvelles rencontres sont d’ores et déjà prévues avec des équipes étrangères.










