Miss Guadeloupe 2023 : interview de Corinne Coman
Ce mercredi 19 juillet à 20h15, se déroulera l’élection de Miss Guadeloupe 2023 en direct sur Guadeloupe la 1ère et au Palais des Sports du Gosier. Indira Ampiot, Miss Guadeloupe 2022 et Miss France 2023 nous fera l’honneur de sa présence afin de couronner l’élue de cette année. Et nous avons pour l’occasion, interviewé la déléguée régionale de Miss Guadeloupe Corinne Coman.

Quelles ont été les difficultés rencontrées par les candidates et vous-mêmes, membres de l’organisation Rev’Elle depuis la recherche des candidates à l’élection ?
« Notre casting final s’est déroulé le 14 juin. Nous avons accueilli une quarantaine de jeunes femmes qui se sont inscrites pour participer à l’élection de Miss Guadeloupe. Elles ont passé la toise afin de vérifier si elles mesuraient bien toutes 1m70, un test de culture générale puis elles sont passées devant un jury composé de 5 personnes.
C’est un exercice qui n’est pas toujours évident puisqu’on demande à ces jeunes femmes de sortir de leur zone de confort, de nous parler d’elles, de nous dire quelles sont leurs motivations à s’inscrire à Miss Guadeloupe ; et surtout, quels sont leurs projets, qu’est-ce qu’elles auraient envie de faire de significatif si demain elles devenaient miss Guadeloupe. »
Comment percevez-vous le crû de cette année ?
« Nous avons obtenu une sélection de 12 jeunes femmes et elles ont toutes des parcours de vie et des expériences de vie différents. Certaines sont là parce que c’est un challenge pour elles, elles veulent justement sortir de leur timidité, gagner encore plus confiance en elles ; certaines sont venues avec plus de convictions puisqu’elles ont déjà eu une expérience de miss par le passé, donc là elles sont vraiment venues décrocher ce titre de Miss Guadeloupe. Tout dépend finalement de nos candidates. »
Quelle est leur progression depuis le début de l’aventure à aujourd’hui ?
« En plusieurs semaines, nos candidates se sont toutes révélées parce qu’elles ont été préparées, elles ont eu beaucoup de cours, beaucoup de soins que ce soient esthétiques, de sport, d’élocution… elles ont eu des visites partenaires du media training aussi donc bien évidemment, elles ont énormément évolué et j’espère qu’elles seront très très fières de leur parcours. »
Il y aura-t-il un thème ou un clin d’œil particulier à l’élection ?
« Cette année, notre thème est couleur créole parce que nous mettons en avant des jeunes femmes guadeloupéennes autour de notre culture très très riche et autour des couleurs, parce qu’en Guadeloupe, nous avons de très très belles couleurs. »
Guadeloupe : cinq incendies déclenchés en une soirée
Ce lundi 5 juin, dans la soirée, ce sont 5 incendies qui ont eu lieu entre 20h30 et 23h30.
Quatre d’entre eux étaient des feux de champs de canne dans la commune de Saint-François, brûlant ainsi plus de 4000m2 de cannes à sucre. Le dernier feu, quant-à-lui, faisait l’état d’un feu d’habitation individuelle d’une maison abandonnée de 250m2 environ, dans la rue Jean Optiz, aux Abymes.
Nous ignorons actuellement les circonstances de ces feux qui laissent cependant soupçonner des actes volontaires.
Une habitation individuelle brûlée aux Abymes
C’est dans la rue Jean Optiz des Abymes, vers 21h, qu’a été brûlée une maison abandonnée. C’était une habitation en maçonnerie traditionnelle de 250m2 environ selon le SDIS (service départemental d’incendie et de secours), presque totalement détruite.

Deux fourgons d’incendie étaient sur place ainsi qu’un VSAV (véhicule de secours et d’assistance aux victimes) avec treize sapeurs-pompiers. Ils étaient munis de deux lances qui ont permis la circonscription du feu. Il n’y avait pas de risque de propagation.
Quatre champs de canne prennent feu à Saint-François le même soir
Malheureusement, dans la même soirée mais cette fois-ci à Saint-François, les services d’incendie ont eu affaire à quatre feux de champs de canne.

Le premier, à 20h30, toucha 600m2 de cannes et deux fourgons d’incendie ont été dépêchés.
Le deuxième, à Belloc rue des fromagers, comptait 1500m2 de cannes à sucre en feu à 21h11. Un fourgon est arrivé.
Ensuite nous comptons un troisième feu, cette fois-ci à Pombiray à 21h53, de deux champs de canne de 1000m2 chachun. Deux fourgons d’incendie étaient sur place.
Enfin, à 23h20, une fumée dite suspecte a été vue encore une fois à Belloc. ll s’agissait d’un autre incendie de champs de canne qui a été éteint à l’aide d’un fourgon.
Des actes volontaires ?
En effet, ce ne sont pas moins de quatre feux similaires que nous comptons en une seule soirée et en peu de temps. Les forces de l’ordre étaient eux aussi sur place. Tout ceci laisse penser qu’il ne s’agit peut-être pas d’incidents, mais possiblement d’actes volontaires.
Prépavenir : une association qui aide les classes préparatoires de Baimbridge
L’association PRÉPAVENIR a été créée en 2000 par les étudiants des CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Écoles) du LGT Braimbridge. Le but des bénévoles est concret : ils souhaitent « pallier les difficultés financières liées à l’organisation des concours permettant d’accéder à de grandes écoles d’ingénieurs et de commerce. » Une cagnotte a été mise en place afin de pouvoir garantir un bel avenir professionnel à nos jeunes antillais des CPGE du LGT Baimbridge ambitieux et compétents.
L’association PRÉPAVENIR et ses objectifs
La situation de notre archipel est connue. Afin de poursuivre leurs études, la majorité de nos étudiants doivent s’en aller, faute de possibilités de poursuite d’études spécifiques en Guadeloupe. PRÉPAVENIR en a également conscience, et souhaite contribuer au mieux à la réussite des étudiants motivés.

Des objectifs encourageants
Les objectifs de l’association PRÉPAVENIR sont les suivants :
- encadrer la logistique des concours
- pallier les difficultés rencontrées par les étudiants
- promouvoir la cohésion entre les classes préparatoires
- faciliter l’intégration des étudiants de première année
Mais aussi des projets
Les objectifs sont clairs, mais il y a plus encore. PRÉPAVENIR veut également améliorer l’expérience universitaire des étudiants à travers de nombreux projets.
Nos projets ont vocation à proposer des activités et services aux étudiants tout au long de l’année.
L’association PRÉPAVENIR
Leurs ambitions sont les suivantes :
- organiser la journée d’intégration en partenariat avec les différentes CPGE de Guadeloupe, afin de resserrer les liens entre 1ère et 2ème années ;
- de mettre en place divers évènements (ex : soirées étudiantes, distribution de sweat-shirts) ;
- de rechercher des sponsors, des partenaires ou encore des mécènes ;
- de promouvoir les CPGE du LGT Baimbridge.
Voici quelques évènements organisés par l’association :

Flyer de la journée d’intégration

Flyer d’un évènement organisé par l’association
Devenir sponsor
« Devenir l’un de nos sponsors vous permettra de mettre en avant votre entreprise comme étant en un acteur accompagnant des futurs cadres dans votre secteur d’activités », souligne l’association.
Les étudiants issus de ces classes peuvent prétendre à une multitude de postes au sein d’entreprises de secteurs aussi différents que l’ environnement, l’informatique ou encore le commerce sans oublier les métiers liés à la recherche. Ainsi, en apportant votre contribution à notre association, vous saisissez l’occasion de vous adjoindre des partenaires ayant un profil attrayant pour votre structure.
L’association PRÉPAVENIR
Une cagnotte solidaire pour aider la jeunesse Guadeloupéenne

L’association PRÉPAVENIR a mis en place une cagnotte solidaire afin de pouvoir nous aussi contribuer et surtout, aider les futurs acteurs de notre beau papillon. Nous mettons le lien de cette cagnotte à disposition ci-dessous :
https://www.leetchi.com/c/investir-dans-lavenir
Entraidons-nous !
Miss Guadeloupe : l’organisation devient REV’ELLE et lance le casting de l’édition 2023
L’organisation Miss Guadeloupe devient l’Organisation REV’ELLE, dirigée par Matthieu PLANTIER, directeur général de l’association. Des projets et beaucoup d’ambitions quant à la valorisation des métiers, de la femme et de l’île sont au menu, mais pas que ! Pour le plaisir de vos papilles, nous vous annonçons officiellement que le casting de l’édition 2023 est ouvert depuis ce jeudi 13 avril, jusqu’au 10 juin 2023.
La volonté de promouvoir notre beau papillon ainsi que ses habitants
Pour la nouvelle Organisation REV’ELLE, l’élection de Miss Guadeloupe pour Miss France n’est pas seulement un concours de beauté, mais c’est aussi et surtout « la valorisation patrimoniale et culturelle de l’archipel guadeloupéen mais également la sensibilisation autour de causes peu médiatisées. »

Nous souhaitons promouvoir les talents, l’excellence en Guadeloupe, le savoir-faire collectif. (…) Notre but principal est de donner des clefs aux hommes et aux femmes pour aider à se révéler, et donc à exister. (…) Nous honorons ensemble à faire régner les entreprises locales, à créer une expérience unique pour contribuer à leur élévation.
Matthieu PLANTIER, directeur général de l’Organisation REV’ELLE.
REV’ELLE tient à la valorisation de la femme, de la jeunesse et pense qu’il est important de les « révéler » tout aussi bien.

Notre objectif est de valoriser la femme parce que les jeunes filles qui réussissent leur parcours ont besoin d’être révélées, tout comme ces femmes qui sont dans des institutions politiques, sociales…
Sabrina Petit-Le Brun, présidente de l’Organisation REV’ELLE
Corinne COMAN, nouvelle déléguée régionale

Au cours de ces 30 dernières années, la région a été classée près d’une vingtaine de fois à l’élection de Miss France dont Corinne COMAN, Miss France 2003. Celle-ci a été nommée nouvelle déléguée régionale par la société Miss France dans le but « d’accompagner l’’association dans l’organisation de l’élection et sur la préparation de la Miss élue pour sa participation à Miss France. »
Le casting de l’édition 2023 est ouvert dès à présent
Nous vous transmettons mot pour mot les modalités des candidatures à l’élection Miss Guadeloupe transmises par l’association.

Le casting de l’élection Miss Guadeloupe 2023 ouvre ce jeudi 13 avril. Jusqu’au 10 juin prochain, les potentielles candidates sont invitées à envoyer leur candidature à l’organisation en ligne sur la page rev-elle.org/casting-miss-guadeloupe-2023/. Pour espérer rejoindre cette aventure exceptionnelle, les postulantes doivent répondre aux critères suivants :
- Être de sexe féminin à l’état civil
- Avoir minimum 18 ans au 1er novembre 2023
- Posséder une adresse de résidence en Guadeloupe
- Être de nationalité française
- Mesurer au minimum 1m70
- Posséder un casier judiciaire vierge
- Ne pas avoir réalisé de photos et/ou de vidéos à caractère érotique ou pornographique
- Ne pas avoir eu recours à la chirurgie esthétique – Tatouage(s) et/ou piercing(s) sont tolérés à l’appréciation de l’organisation
La Caravane Miss Guadeloupe : REV’ELLE recherche ses futures candidates
Cette année, un tout nouveau projet fait surface pour les candidatures : la Caravane Miss Guadeloupe. Les équipes se rendront dans plusieurs villes afin de rencontrer les possibles futures candidates à l’élection. La Caravane a pour ambition de permettre aux femmes hésitantes de se lancer en bénéficiant de « conseils des experts de l’organisation et des anciennes candidates qui ont rejoint l’association. »
À l’élection qui se tiendra le 22 juillet 2023 au Palais des Sports du Gosier, la candidate élue sera couronnée par Indira Ampiot, Miss Guadeloupe 2022 et Miss France 2023.
Toute l’équipe Resca vous remercie ! 🌴
La dengue : un appel à la vigilance en Martinique
Un appel à la « vigilance individuelle et collective » a été lancé le vendredi 3 mars par les autorités. Ceci s’explique par les 25 cas de dengue identifiés depuis le 3 février par l’ARS (Agence Régionale de la Santé).
« Plus de 300 cas cliniquement évocateurs de dengue auraient consulté un médecin généraliste au cours des quatre dernières semaines selon les estimations réalisées à partir des données remontées par le réseau Sentinelle. »
Santé Publique France, ARS.
Les cas de dengue : où précisément ?
Ces 25 cas ont été identifiés dans différentes communes. Un foyer épidémique d’une vingtaine de cas se trouvait dans la commune de Sainte-Anne, principalement dans le quartier de Belfond. Les autres cas étaient cependant isolés dans les communes des Trois-Ilets, du Vauclin, du Diamant, du François et de Fort-de-France.
Une surveillance renforcée
La surveillance du virus « a donc été renforcée pour détecter au plus tôt les cas suspects et confirmés de dengue afin d’intervenir rapidement pour interrompre les chaînes virales de transmission ».

En cette période de recrudescence de la dengue, l’Agence Régionale de Santé, la Collectivité Territoriale de Martinique et Santé publique France, rappellent l’importance de se protéger contre les piqûres de moustiques, d’éliminer de manière systématique les gites larvaires et de consulter immédiatement un médecin en cas d’apparition de symptômes évocateurs de la maladie.
L’ARS.
L’ARS poursuit l’essentiel de ses actions en matière de lutte anti-vectorielle :
- 🔎 Maintien de la surveillance épidémiologique renforcée en lien avec Santé publique France
- 💬 Mise en place d’actions de communication
- 😷 Renforcement des interventions et actions autour des malades. L’ARS rappelle que l’efficacité de ces mesures sera toutefois très limitée sans une ferme implication de tous les acteurs publics mais aussi de la population.
Soyez donc vigilants, protégez-vous contre les piqûres de moustiques et consultez immédiatement votre médecin traitant si vous constatez des symptômes évocateurs de la dengue. Sinon, appelez le 15.
Les députés ultramarins condamnent les propos du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer
Les députés ultramarins ont condamné les propos du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, tenus lors d’un colloque à Paris, qui minimisaient l’histoire de la colonisation et de l’esclavage. Ils ont également rappelé que les territoires ultramarins restent sous-développés et ignorés par le gouvernement.
Des députés ultramarins ont condamné les propos du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer qui, lors d’un colloque à Paris, a déclaré :
C’est la République française qui a aboli l’esclavage (…) on demande donc (aux territoires ultramarins) d’aimer la République
Gérald Darmanin
Il y a aux Antilles, en Guyane, un sentiment identitaire, de réaction, qui mérite d’être entendu mais qui (…) ne mérite pas d’être entendu comme la Nouvelle-Calédonie a le mérite d’être entendue parce que ce n’est pas la même histoire.
Les députés estiment que ces propos sont une « forme nouvelle de révisionnisme historique » et que l’abolition de l’esclavage est avant tout le fruit de la lutte des ancêtres, la consécration des vies sacrifiées des femmes et des hommes, et le résultat de la résistance constante des esclaves.
Ils pointent également du doigt le fait que la France « maintient les territoires d’outre-mer dans un état de sous-développement chronique » et « passe sous silence les outre-mer dans les projets de loi présentés au Parlement ». Les députés dénoncent la colonisation qui a vidé les peuples de leur culture et qui a causé des conséquences actuelles telles que les outre-mer restent le pur produit de l’expansionnisme et sont envisagés comme des relais de puissance et d’influence.
Ils rappellent au gouvernement que les populations des territoires ultramarins ont des revendications identitaires au coeur du processus de réappropriation de leurs fondements culturels dépossédés et que leur légitimité n’a pas à être graduée.
Les députés déplorent la préparation par le gouvernement d’une nouvelle loi de programmation militaire pour « renforcer les forces de souveraineté en outre-mer », mais ignore les conditions de vie décentes pour les populations. Les signataires demandent une réponse juste et équitable pour les populations ultramarines.
Les signataires sont les suivants :
- Christian BAPTISTE, député de la Guadeloupe
- Moetaï BROTHERSON, député de la Polynésie française
- Elie CALIFER, député de la Guadeloupe
- Jean-Victor CASTOR, député de Guyane
- Steve CHAILLOUX, député de la Polynésie française
- Perceval GAILLARD, député de La Réunion
- Emeline K.BIDI, députée de La Réunion
- Karine LEBON, députée de La Réunion
- Tematai LE GAYIC, député de Polynésie Française
- Frédéric MAILLOT, député de La Réunion
- Max MATHIASIN, député de la Guadeloupe
- Marcellin NADEAU, député de la Martinique
- Jean-Philippe NILOR, député de la Martinique
- Jean-Hugues RATENON, député de La Réunion
- Davy RIMANE, député de Guyane
- Olivier SERVA, député de la Guadeloupe
- Jiovanny WILLIAM, député de la Martinique
Le Jardin Créole, un projet d’avenir au sein du campus de Fouillole
Un jardin créole a été mis en place au sein de l’UFR des sciences juridiques et économiques de Fouillole par les étudiants de Master 1 en science politique de l’Université des Antilles, et sera inauguré le 23 novembre, à partir de 14h. Ce projet est organisé autour du cours de politique et gestion de la biodiversité tenu par Mme Pamela OBERTAN, maître de conférence à l’Université des Antilles.
Pourquoi un jardin créole à l’université de Fouillole ?
L’initiative vient de propositions des étudiants pour le cours de Mme Obertan. Cette idée semblait être réalisable tout en pouvant leur permettre de répondre aux problématiques importantes telles que « la préservation et la valorisation de la biodiversité, répondre aux enjeux de l’augmentation du coût de la vie via la promotion de produits locaux, mais également susciter et sensibiliser les étudiants aux problématiques environnementales. »

Le potager servira tout un chacun au sein de l’université. Cela favorisera l’entraide et le rapport à la nature, mais permettra aussi aux étudiants de repartir avec les produits locaux dont ils auront besoin dans leur cuisine.
Quelques plants du jardin créole



Participons ensemble au projet !
Afin de permettre le bon développement et l’enrichissement du potager, les étudiants de Master 1 en science politique invitent tout volontaire à bien vouloir effectuer des dons, que ce soient des plants, des outils comme des pelles, râteaux, arrosoir… Tout est bienvenu !

Par ailleurs, une journée d’inauguration du jardin créole se tiendra le 23 novembre à partir de 14h, à l’Université des Antilles – UFR des sciences juridiques et économiques. N’hésitez donc pas à vous y rendre et à leur donner votre soutien !
Eric MAUREL : nouveau Procureur Général près la cour d’appel de Basse-Terre
Le 1er septembre 2022, le nouveau Procureur Général près la cour d’appel de Basse-Terre, Eric MAUREL, a pris ses fonctions en remplacement à l’ancienne Procureure Générale, Danielle DROUY-ARAL.
Eric MAUREL, magistrat depuis 36 ans, a réalisé ses études de droit sur l’île de la Réunion, puis à la Faculté de droit de Bordeaux. Il a par la suite passé le concours de la magistrature et a ainsi exercé en tant que magistrat en 1987, après deux années d’école dans le domaine.
Toute sa carrière a eu lieu sur le Parquet (le Ministère public). M. Maurel nous explique que l’ordre judiciaire est divisé en deux corps : « il y a les juges, ce qu’on appelle les magistrats du siège ; et les procureurs et les substituts du procureur qu’on appelle la magistrature debout. »
Ancien Procureur de la République à Nîmes, il nous raconte
Pour le Procureur Général, être Procureur de la République à Nîmes c’est « quelque chose d’intense ».

« C’est un ressort du département du Gard. Il y a beaucoup de criminalité organisée, de très grands trafics internationaux de stupéfiants, du proxénétisme… C’est beaucoup de violence : des meurtres, des violences conjugales…»
Il souligne qu’il y a malheureusement également ici en Guadeloupe, beaucoup de criminalité organisée et de trafics internationaux de stupéfiants, beaucoup d’homicides et de violences conjugales. Ce sont alors les thèmes principaux sur lesquels il travaillera sur notre île, à la suite de son expérience passée.
Le déclic d’Eric MAUREL pour cette profession
Considérant que le droit est de la philosophie appliquée et passionné en terminale par la philosophie, il s’est rendu compte que les sujets qui l’intéressaient particulièrement étaient ceux touchant au pouvoir, à l’état, à la justice, à l’égalité, à l’éthique, etc…
M. Maurel a été encouragé à effectuer des études de lettres et aurait également pu étudier la philosophie, mais il avait besoin de quelque chose de « très opérationnel, très ancré dans l’action au sein de la cité…», le droit lui a alors paru être la voie à suivre.
Comme dit comme fait, dès ses débuts, il s’est pris de passion pour le droit et a souhaité devenir magistrat, voire Procureur de la République. Il nous explique qu’il aurait pu être avocat mais que deux choses l’en ont empêché.
« J’avais envie de défendre l’intérêt public, l’intérêt général, la société, c’est ce que fait le procureur. L’avocat, lui, porte les intérêts de son client, donc d’un individu. Le métier d’avocat est un métier très difficile et on n’est jamais bien certain de gagner sa vie. »
Ce que le Procureur Général aime dans le métier
Selon lui, magistrat et notamment Procureur Général, sont de très bons métiers car cela touche à l’humain.
« En matière pénale, criminelle, on parle à des victimes, à des prévenus et à des accusés […] On est face à des femmes et à des hommes, le droit est un outil de régulation des rapports entre les individus. »
Être magistrat, c’est avoir des responsabilités, prendre des décisions, selon le nouveau Procureur Général près la Cour d’appel de Basse-Terre, avec environ une dizaine voire une centaine de décisions à prendre par jour, ce qu’il trouve passionnant.
C’est également un métier où l’on peut faire énormément de choses nous dit-il, « on peut être juge des enfants, juge d’instruction, juge de l’affaire familiale, substitut du procureur de la République… mais surtout tout au long de la carrière, on peut changer. »
Les qualités requises pour être magistrat sont pour Éric MAUREL la curiosité, celle sur les questions de société, l’ouverture au monde.
« Un magistrat ne peut pas être indifférent aux questions environnementales, aux questions relatives aux droits des femmes, aux questions de genre… le droit est partout. »
Retour aux sources pour le nouveau Procureur Général
Contre toute attente, notre nouveau Procureur Général près la cour Basse-Terre, Eric MAUREL, a vécu une partie de son enfance en Guadeloupe.
Son père était venu y travailler de 1963 à 1966. Il a vécu à la Désirade, au Moule et à Petit-Canal, faisant ainsi sa maternelle et le début de sa primaire avant de retourner dans l’hexagone.
Ses parents, sous le charme de notre magnifique papillon, ont décidé de venir y vivre en fin 1976, début 1977. Il a été au collège et au lycée de Massabielle où il a passé son bac de français.
« Une des premières figures qui a marqué mon adolescence puisque j’ai eu la chance de vivre et d’étudier en Guadeloupe, c’était Victor Schoelcher, mais quand vous êtes en métropole, ça ne parle pas aux gens. Ici, c’est quelque chose de très important et cet esprit de la Seconde République, des droits humains, de la liberté, etc… je l’ai acquis et développé ici en Guadeloupe. »
Ses passions et ses passe-temps
M. Maurel entretient une passion particulière pour l’écriture. Il a rédigé des œuvres remarquables notamment Paroles de Procureur publié chez Gallimard en 2008, ce qui est pour lui une vraie fierté ; ainsi qu’un deuxième livre actuellement à l’étude chez Gallimard.

Il rédige des ouvrages juridiques, d’autres sur des sujets sociétaires, comme sur la violence faite aux femmes, des essais historiques… et ce n’est pas fini car M. Maurel nous reserve d’autres surprises avec deux romans en cours !

Concernant ses passe-temps, il s’agit de voyages, de randonnée et de trekking avec son épouse. Ils ont parcouru le chemin de compostelle, soit 1515km à pied.
Quelle est la place des réseaux sociaux actuellement ?
Selon Éric MAUREL, le nouveau Procureur Général près la cour d’appel de Basse-Terre, la place des réseaux sociaux est trop importante.
Il y est et tweet régulièrement mais il pense qu’il faut avoir suffisamment de maturité pour pouvoir les maîtriser.
« Les réseaux sociaux sont aussi des lieux de violence, de haine, d’incompréhensions et parfois de destruction d’éléments culturels de base… les réseaux sont très dangereux. »
Mais il pense également que ceux-ci sont indispensables.
« Ce sont aussi des moyens de propager un discours démocratique, de favoriser la liberté de parole et les lanceurs d’alerte […] Ça permet d’alerter sur la situation d’une communauté, d’une femme, d’un homme, d’un pays comme l’Ukraine […] C’est un lieu de communication qui permet de s’adresser aux plus jeunes qui lisent peut-être moins le journal et écoutent peut-être moins la radio. »
Des projets pour les jeunes ?
Actuellement dans la redécouverte de la Guadeloupe et de sa population, il souhaite pouvoir porter une parole envers et auprès des jeunes, permettant aux acteurs associatifs de le contacter s’ils jugent utile qu’il vienne au contact des plus jeunes dans des régions de quartiers, d’associations, etc…
« Il faut croire en vous. La vie est belle, le monde est beau, l’avenir vous appartient. Il faut croire en vos capacités, en ce que vous avez envie de faire. Si on a envie, on se donne les moyens et on finit par y arriver. Il ne faut pas avoir peur de l’échec […] j’ai moi-même eu des échecs, l’échec fait partie de la vie. »
Il souhaite transmettre ce message d’espoir à tous nos jeunes lecteurs.
Le Baccha Festival 2022, une 7e édition réussie
La 7ème édition du Baccha Festival s’est déroulée durant le week-end du 13 au 14 août 2022 sur la plage de Pointe Faula, à Vauclin en Martinique. Événement attendu de tous, il a accueilli plus de 30 000 festivaliers et plus d’une quarantaine d’artistes, le tout avec brio.
L’animation au rendez-vous
De nombreux artistes ont pu mettre l’ambiance durant ces deux jours. C’était l’occasion pour certains d’entre eux peu connus de gagner en visibilité, et aux autres plus connus de se remettre de la crise sanitaire de ces dernières années, et ainsi revenir d’aplomb.

Parmi eux, nous avons pu retrouver Kima, Kalash, Kalipsxau, Tiitof, prince Swanny, Kes tha Band, Ronisia, Ckay, les Holly G et à n’en plus finir… Il y avait suffisamment d’artistes pour régaler toute une foule de festivaliers au mieux de leur forme.
Une réussite malgré des conditions météorologiques compliquées
Pluie et vent étaient également venus rendre visite. Bien heureusement, cela n’a pas suffit à démotiver nos troupes ! Des artistes professionnels et des spectateurs investis magnifiquement éclairés par les projecteurs.

Ainsi nous pouvons dépeindre ce week-end : paillettes, tenues légères et décontractées, alcool, musique, LA BRINGUE. Deux jours de détente et de folie pour nos fêtards, de quoi être de bonne humeur !
Attention à l’abus d’alcool et restez connectés pour plus d’actualité avec RadioCocotier !