ADEPAPE Guadeloupe : « Nous sommes là pour soutenir les jeunes dans leur projet »

L’ADEPAPE est une association qui a pour mission d’accompagner les jeunes après leur contrat jeune majeur, leur offrant ainsi un soutien dans la réalisation de leurs projets professionnels et sociaux. 

Nous avons eu l’opportunité de discuter avec la présidente de cette association, Ophélie Thamas, une jeune femme de 23 ans résidant à Saint-Claude en Guadeloupe. L’initiative de l’ADEPAPE Guadeloupe a émergé grâce à la collaboration avec l’ADEPAPE 13 basée à Marseille, qui à l’époque cherchait des jeunes ayant vécu une expérience en ASE (aide sociale à l’enfance) pour prendre la présidence de cette association prometteuse. « C’est ainsi que je suis devenue présidente de l’ADEPAPE Guadeloupe », explique Ophélie.

« Nous sommes là pour soutenir les jeunes dans leur projet »

Le principal objectif de l’association est d’apporter un soutien concret aux jeunes une fois leur contrat jeune majeur signé. La présidente souligne l’importance de cette action qui a son impact dans divers aspects de la vie, tels que les démarches administratives, la recherche de logement, l’obtention du permis de conduire, ainsi que dans le développement personnel et professionnel.

« Nous sommes là pour les aider, les soutenir dans leurs projets, leur ascension professionnelle et sociale ».

Ophélie Thamas

Bien que cette structure d’entraide soit encore en phase de structuration, elle compte déjà neuf membres engagés. La présidente souligne l’importance de sensibiliser les jeunes à l’existence de cette association et de surmonter les éventuelles réticences. « Il n’est pas facile pour les jeunes de se dévoiler et de partager leur expérience en tant qu’enfant placé. Nous les encourageons à rejoindre notre association et à bénéficier de notre soutien », déclare-t-elle.

D’autre part, l’ADEPAPE Guadeloupe s’efforce d’établir des partenariats avec des acteurs locaux, des institutions et des familles d’accueil, afin de solliciter leur soutien et leur collaboration dans la réalisation des projets de l’association. Des démarches ont été entreprises auprès de la CAF et de la Sécurité sociale. En outre, l’association prévoit de contacter les bailleurs sociaux dans ce même but.

Malgré sa récente création en décembre 2022, cette entité de soutien aux jeunes a déjà participé à des événements tels que le séminaire de l’enfance, de la jeunesse et de la famille, où l’association a pu sensibiliser les acteurs locaux à la réalité des jeunes placés. Ophélie partage sa propre expérience en tant que jeune ayant réussi à surmonter les difficultés grâce au soutien de sa famille d’accueil. Elle insiste sur l’importance d’accompagner tous les jeunes placés afin qu’ils puissent s’épanouir et réussir leur parcours de vie.

« J’ai réussi à m’en sortir parce que j’avais justement ma famille derrière moi à mes 18 ans, j’ai signé un contrat jeune majeur et de mes 18 à 21 ans, j’étais toujours en famille d’accueil et ils m’ont aidé, ils m’ont soutenu. »

Ophélie Thamas

Pour contribuer ou s’impliquer auprès de l’ADEPAPE Guadeloupe, Ophélie invite les citoyens à envoyer un e-mail à l’adresse adepape971@gmail.com pour adhérer à l’association. Elle met également en avant l’utilisation des réseaux sociaux, notamment Instagram et Twitter, pour faire connaître l’organisme et permettre aux jeunes de se connecter et de bénéficier de son soutien.

Le tournage du documentaire « La Couleur de l’Esclavage » touche à son terme

« La Couleur de l’Esclavage » est un film documentaire mettant en lumière des scènes historiques marquantes de l’esclavage, avec une particularité remarquable : la participation bénévole des figurants.

Une carrière récompensée

Patrick Baucelin, un véritable « chasseur de prime » cinématographique, l’affirme avec fierté :

« J’ai toujours fait en sorte que mes films participent à de grands festivals internationaux. »

Patrick Baucelin

C’est ainsi que son documentaire « Les Secrets des forteresses de la Caraïbe » lui a valu le 1er Prix du Documentaire Cinamazonia à Cayenne en Guyane, en 2011. Le métrage a également remporté un « winner » au Film Festival International de New York l’année suivante, en 2012.

À ce jour, le cinéaste a reçu plus d’une cinquantaine d’Awards à l’échelle internationale, contribuant ainsi à accroître la visibilité et la reconnaissance du patrimoine culturel martiniquais à travers le monde.

Le manque de soutien local déploré

Patrick Baucelin espère que son nouveau documentaire sera tout aussi primé que ses précédentes réalisations. Il se questionne cependant sur le soutien des collectivités locales envers un réalisateur martiniquais qui porte fièrement l’histoire de sa terre natale. Pourquoi une production locale engagée dans la valorisation de son patrimoine ne bénéficie t-elle d’aucun soutien ? Cette interrogation de Patrick Baucelin soulève une réflexion sur l’importance d’encourager les talents locaux.

Dans le cadre de la dernière phase du tournage de « La Couleur de l’Esclavage », le réalisateur lance un appel à candidature pour des figurants bénévoles. Une scène cruciale reconstituant l’entrepont d’un bateau négrier nécessite la participation de personnes ayant les caractéristiques suivantes :

Patrick Baucelin assure que cette expérience unique vous permettra de plonger au cœur de l’histoire. Si vous souhaitez contribuer à ce projet d’envergure en tant que figurant veuillez envoyer deux photos (portrait et plain-pied), accompagnées de votre nom, prénom et numéro de portable. N’hésitez pas à contacter le réalisateur à l’adresse suivante : patrick.baucelin@wanadoo.fr

Écologie : le West Indies Green et le All Day In déménagent

À la suite de la mise en place d’un plan national interdisant les activités de grandes envergures sur les sites protégés, le West Indies Green Festival (WIGF) a dû prendre des mesures importantes. Ces dernières ont pour but de minimiser l’impact sur l’environnement et préserver la faune locale, en particulier les tortues.

En conséquence, pour sa deuxième édition, le festival a déménagé au complexe Jacques Ponrémy, situé au Moule, à 2 kilomètres de la plage des Alizés, lieu d’origine de l’événement. Ce grand complexe sportif a offert une alternative idéale pour recréer l’atmosphère du festival.
L’implantation du site est minutieusement planifiée afin de ne pas perturber les espèces protégées des nuisances sonores et lumineuses. Un véritable défi pour l’organisation en termes d’orientation des lumières et de matériel utilisé.

Si lors de la présentation du lieu sur les réseaux sociaux l’aménagement n’avait pas encore débuté, l’organisation de la manifestation promet une mise en place optimisée pour le confort et l’expérience des clients.

L’engagement environnemental au devant de la scène, toute l’année

Le West Indies Green Festival met, depuis sa création en 2022, un fort accent sur la réduction des déchets. Une politique d’ « éco-cup », désormais répandue, est une nouvelle fois prévue. Les festivaliers se voient ainsi offrir un gobelet réutilisable le premier jour du festival et sont encouragés à le ramener le lendemain. Les commandes de boissons sont « soigneusement gérées au bar », selon l’une des organisatrices, afin de limiter l’utilisation de plastique.

L’implication de jeunes bénévoles permet de réaliser des actions éco-responsables au court de l’année, toujours dans l’engagement affiché de préserver l’environnement. Par exemple, une opération de nettoyage des bennes à travers toute la Guadeloupe a été menée à bien. Certains déchets récoltés sont réutilisés pour la décoration du festival. Aussi, lors des « Green Days », une opération de nettoyage de la plage des Alizés a été effectuée avec la communauté locale et des associations. Quelques unes de ces dernières tiendront des stands afin de sensibiliser le public aux enjeux environnementaux.

Éco-engagement rime avec amusement

La mise en place et le déroulement de l’événement est également imaginé pour réduire l’empreinte carbone du WIGF. Ce dernier collabore alors avec des prestataires pour réduire les trajets et favoriser les regroupements. Des actions de réhabilitation et d’entretien sont prévues sur les terrains du complexe sportif afin de les restaurer dans leur état d’origine, pour le bénéfice des riverains et des sportifs.
L’organisatrice du festival le souligne, il est tout à fait possible de mettre en place une expérience festivalière optimale tout en respectant les engagements pour préserver l’environnement. La deuxième édition, prévue les 24 et 25 juin 2023, promet d’être un rendez-vous incontournable pour les amoureux de la musique et de la nature en Guadeloupe.

Le All Day In s’installe au ADI Park

Évidemment, les deux festivals se déroulant traditionnellement sur la plage des Alizés sont concernés par cette nouvelle mesure. Le 15 juin dernier, le All Day In Music Festival a énnoncé à son tour son déménagement, cette fois-ci au ADI Park. Le nouveau terrain de jeu du festival de deejaying est situé rue Gustave au Moule, à quelques minutes de la plage. En dehors de l’attitude éco-responsable exprimée par les organisateurs, le nouvel emplacement aurait quelques avantages :

L’organisation du All Day In voit là une opportunité d’opérer quelques changements, une métamorphose que les festivaliers sont invités à découvrir durant trois jours cette année, du 21 au 23 juillet prochain.