Les talibans interdisent aux femmes de se parler entre elles en Afghanistan

 

Dès le retour des talibans au pouvoir en Afghanistan le 15 août 2021, de nombreuses manifestations et tentatives de fuite ont eu lieu. On se souvient des images choquantes d’Afghans tentant de fuir le pays en s’accrochant à des avions ou en essayant de franchir les frontières.

De plus en plus de restrictions

Depuis, les femmes afghanes subissent des interdictions de plus en plus strictes, parmi lesquelles :

Ces mesures exacerbent l’inquiétude autour des droits des femmes en Afghanistan.

QUEL FUTUR POUR LE PEUPLE AFGHAN ? 

Les méthodes des talibans, souvent qualifiées d’extrêmes, restent inchangées, et le gouvernement taliban, exclusivement masculin, illustre cette répression systématique des femmes dans la société afghane.

Face à ces discriminations, la Cour de justice de l’Union européenne a rendu une décision importante le 4 octobre 2024 : toutes les femmes afghanes peuvent désormais obtenir l’asile dans l’Union européenne simplement en raison de leur nationalité et de leur sexe. Cette mesure vise à reconnaître les persécutions spécifiques que subissent les femmes en Afghanistan. Toutefois, chaque État membre de l’UE conserve le droit souverain d’accorder ou non l’asile.

La Cour de Cassation rejette une demande de réparation de dommages subis par des descendants d’esclaves

Cette demande qui émane du Mouvement international pour les réparations (MIR), du Comité d’organisation du 10 mai, du Comité international des peuples noirs, et de 23 particuliers, avait deux principaux objectifs :

▪︎ La reconnaissance du « prejudice transgénérationnel » de l’esclavage et de la traite négrière pour les descendants d’esclaves.

▪︎ Le versement d’une indemnisation pécuniaire à un fonds de nature à venir abonder les demandes des descendants d’esclaves 

Des faits prescrits selon la cour

La juridiction a débouté les requérants de leur demande en raison de la prescription des faits, et a estimé que la prescription avait commencé à courir dès le moment « où les nations civilisées avaient reconnu la notion de crime contre l’humanité avec la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 ».

Pour rappel, la Cour d’Appel de Fort-de-France avait elle aussi rejeté la demande pour prescription, en janvier 2022.

La Cour de Cassation a également estimé « qu’aucune des personnes physiques ne produisait de pièces établissant qu’elle souffrait individuellement d’un dommage propre » pouvant être lié directement et de manière certaine à l’esclavage.

Pour Garcin Malsa, président du MIR, c’est est une décision politique dans laquelle la Cour de Cassation cherche à préserver une certaine impunité de l’État. Maître Patrice Spinosi, avocat des requérants, a annoncé que la Cour européenne des droits de l’homme sera saisie.

Activation à distance de la camera et du micro des portables : le Sénat donne son feu vert

Cette mesure qui émane de l’article 3 du projet de loi Justice du garde des Sceaux et ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, a deux principaux objectifs :

Des conditions précises à son application 

Il est tout de même important de préciser que la géo-localisation et la captation de sons et d’images devront répondre à certaines conditions pour leurs application.

D’une part, la géo-localisation ne sera réservée qu’aux affaires de crimes ou délits passibles d’au moins 10 ans d’emprisonnement, et devra être autorisée préalablement sur requête du procureur de la République ou du juge d’instruction en charge de l’affaire.

D’autre part, les captations d’images et de sons pourra être autorisée par un juge dans des affaires relevant du terrorisme ou de la criminalité organisée.

Une mesure controversée et faisant débat

Cette nouvelle mesure inquiète grandement les sénateurs de gauche, qui voit cela comme étant « une porte ouverte à une surveillance généralisée ». Pour l’Observatoire des libertés et du numérique, ceci est une « surenchère sécuritaire » qui pourra transformer n’importe quel objet connecté en possible « mouchard ».

En raison de ces craintes, le Sénat a adopté un amendement de Bruno Retailleau (Les Républicains), limitant le recours à la géo-localisation aux infractions punies de 10 ans emprisonnement, et non 5 ans, comme le prévoyait le texte initial du ministre.

Face à ces diverses inquiétudes et oppositions, Éric Dupond-Moretti a tenu à rappeler que « ces techniques » d’écoutes et de géo-localisation existent déjà et « sont déjà appliquées », et que l’objectif ici est de minimiser les risques pour les enquêteurs.

Abandon de poste : le salarié démissionnaire après 2 semaines

👔 Dès aujourd’hui, tout salarié abandonnant son poste de travail volontairement et qui ne l’a pas repris dans un délai de deux semaines après avoir été mis en demeure par son employeur, est désormais considéré et présumé démissionnaire.

L’employé peut contester cette présomption de démission, dans le cas ou celui-ci se prévaudrait d’un motif légitime, comme le droit de retrait, le droit de grève, des raisons médicales, ou le refus d’exécuter un acte / une instruction contraire à son contrat de travail.

Les allocations chômage supprimées

Si cet abandon a été causé par des manquements de l’employeur, la présomption de démission peut-être annulée également. Cette nouvelle mesure qui a été publiée au JO, a pour conséquence la suppression des allocations chômage pour les salariés qui abandonnent leur poste, ce qui n’était pas le cas avant.

En effet auparavant, l’abandon de poste débouchait généralement à un licenciement pour faute, ce qui permettait aux salariés de toucher l’assurance chômage.

Appel de Fort-de-France : l’union des élus ultramarins

Le lundi 16 mai 2022, en marge de la Conférence des Régions ultrapériphériques, plusieurs présidents de régions, départements, et collectivités d’outre-mer ont lancé l’appel de Fort-de-France. Cet appel solennel à l’Etat a pour but premier de changer profondément la politique des Outre-mer.

Cet appel, texte de deux pages, a été signé et soutenu par Serge Letchimy (président de la Collectivité Territoriale de Martinique), Ary Chalus (président de région de Guadeloupe), Guy Losbar (président de département de Guadeloupe), Huguette Bello (présidente de région de Réunion), Louis Mussington (président de collectivité de Saint-Martin), Ben Issa Ousséni (président de département de Mayotte), et Gabriel Serville (président de collectivité territoriale de Guyane).

Les Outre-mer, les oubliés de la nation ?

Depuis plusieurs années, les territoires ultramarins vivent de nombreuses problématiques et se sentent oubliés par la classe politique, qu’elle soit locale ou nationale.

Pour beaucoup, les solutions et décisions prises au niveau national (gouvernement) face à ces problèmes sont soit insuffisantes, inexistantes ou inadaptées, en raison de l’éloignement géographique des Outre-mer vis-à-vis de la France hexagonale et des spécificités des Outre- mer.

L’une des grandes problématiques qui gangrènent nos territoires est celle de l’eau.
Il est devenu monnaie courante de ne pas avoir de l’eau dans les robinets.

Voir l’article sur les problèmes d’eau en Guadeloupe : https://resca.fr/article/2022/07/04/nous-avons-un-probleme-deau-en-guadeloupe/

Lorsque l’eau coule, celle-ci est à plusieurs reprises non potable ou contaminée.
Ceci amenant les foyers à acheter plus d’eau en bouteilles, et cela non juste pour boire, mais pour s’y laver avec.

La démission de l’éphémère ancienne ministre des Outre-mer, Yaël Braun-Pivet, survenue le 26 juin dernier, a réaccentué le sentiment d’abandon et de non-respect que les ultramarins ressentent.

La nomination de Gerald Darmanin en tant que ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, qui a suivi quelques jours plus tard, a été la goutte d’eau de trop.

Nombreux estiment que la mise sous tutelle du ministère des Outre-mer sous celui de l’intérieur, plutôt qu’un vrai ministère de plein exercice, reflète le manque d’intérêt porté aux DROM (départements et régions d’outre-mer) et COM (collectivités d’outre-mer).

C’est « une forme de mépris, avec une approche sécuritaire de nos problèmes, loin des enjeux sociaux, économiques et institutionnels qui sont minorés », déclare Karine Lebon, députée de la Réunion.

Quel est le but de cet appel ?

Pour les signataires de cet appel, le temps est venu de sonner la sonnette d’alarme, et « d’ouvrir ensemble une nouvelle étape de l’histoire des pays d’Outre-mer au sein de la République ».

A travers l’appel de Fort-de-France, ils ont pour objectif de travailler avec le président de la République, le Gouvernement, et d’autres acteurs du monde politique pour :

– Refonder la relation entre nos territoires et la République par la définition d’un nouveau cadre permettant la mise en œuvre de politiques publiques conformes aux réalités de chacune de nos régions.

– Conjuguer la pleine égalité des droits avec la reconnaissance de nos spécificités, notamment par une réelle domiciliation des leviers de décision au plus près de nos territoires.

– Instaurer une nouvelle politique économique fondée sur nos atouts notamment géostratégiques et écologiques.

Gabriel Serville, président de la Collectivité Territoriale de Guyane, veut que le président de la République et que le Gouvernement aient une relation totalement nouvelle avec les Outre-mer.

Pour le président de région de la Guadeloupe, Ary Chalus, le modèle actuel est obsolète. Pour que le peuple refasse confiance aux politiciens, et que ceux-ci retournent voter, il faut faire un travail sur le terrain dans les territoires respectifs.

Quelques mois plus tard, qu’en est-il de cet appel?

Mercredi 7 septembre 2022, les présidents ultramarins signataires de cet appel, ont été reçus en premier temps par Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, et Jean-Francois Carenco, ministre délégué chargé des Outre-mer à l’hôtel de Beauveau.

Quelques heures plus tard, les signataires de cet appel et quelques parlementaires ont été reçus par Emmanuel Macron autour d’un dîner au Palais de l’Elysée, où ils ont pu échanger sur la vie chère, l’emploi, la sécurité…

Accompagné de la première ministre, Emmanuel Macron s’est dit prêt à traiter les questions sociales, économiques et institutionnelles à travers une feuille de route n’excluant aucun sujet. Le président a voulu souligner qu’il n’a aucun tabou sur les changements institutionnels.

Quant à Mme Elisabeth Born, elle a annoncé une réunion interministérielle spécialement autour des Outre-mer, qui aura lieu d’ici six mois.

Les signataires applaudissent ce premier rendez-vous, et disent « engager un calendrier de rencontres politiques et techniques pour doter nos territoires des leviers du changement profond » qu’ils ont souhaités « et sur lequel le Président de la République s’est aujourd’hui engagé ».

La Terre a franchi sa 6ème limite planétaire, le cycle de la ressource d’eau en danger.

C’est officiel ! La terre a franchi sa sixième limite planétaire, celle de l’eau douce.
D’après une étude publiée hier dans la revue “Nature Reviews Earth & Environment”, la terre a dépassé la limite planétaire du cycle de l’eau douce. Les scientifiques de cette étude expliquent que la ressource d’eau douce est désormais “largement perturbée par les pressions humaines aux échelles continentale et planétaire”.
Rappelons que c’est la seconde fois que la Terre dépasse une limite planétaire en 2022. Le 18 janvier 2022, la terre avait dépassé la limite planétaire de la pollution chimique, d’après la revue “Environmental Science and Technology”
Néanmoins il faut préciser que l’eau douce est composée de 3 types d’eau : l’eau bleu, l’eau verte, et l’eau grise.

Eau bleue, verte, grise ?

L’eau verte est l’eau de l’humidité des sols, des précipitations, de l’évaporation, et est donc l’eau absorbée par les végétaux. Eau fondamentalement importante aux végétaux et à l’écosystème.
L’eau bleue, quant à elle, représente l’eau des rivières, des lacs, des nappes phréatiques.
L’eau grise sont les eaux usées et polluées, provenant en général d’usage domestique, qui peuvent aussi être réutilisées (nettoyage des toilettes…) pour ne pas gaspiller d’eau.

L’eau verte qui ne fut pas les années précédente prise en compte, contrairement à l’eau bleue, est la cause de cette nouvelle limite planétaire atteinte.

Mais qu’est-ce qu’une limite planétaire ?

Une limite planétaire se définit comme une limite que l’humanité ne devrait en aucun cas dépasser, pour préserver son écosystème notamment. En cas de franchissement, la Terre pourrait être en péril, et ne pourrait pas se développer dans des conditions convenables et
favorables.
En 2009 des scientifiques ont listé 9 thèmes importants, ne devant pas dépasser les limites planétaires. Ces 9 thèmes importants au bon développement de l’humain sur terre, sont :

Quelles sont les causes de ce franchissement ?

La première et principale cause est l’important usage massif d’eau en agriculture, on considère que 70% d’eau est utilisée pour l’agriculture. La seconde réside dans l’usage industriel et domestique, que nous faisons de l’eau (entre 10% et 20%).

Quelles pourraient-être les conséquences du franchissement de cette nouvelle limite ?

Le franchissement de la limite du cycle de l’eau douce, pourrait provoquer une dégénérescence, une disparition des plantes, et donc à une aridification.
Le fait que l’humanité ne puisse plus donner une quantité d’eau suffisante à la nature, amènera à un non-renouvellement de la nature.
Johan Rockstrom, un des scientifiques à l’origine de la notion de “limite planétaire”, a déclaré que “les plantes souffrent du manque d’eau causé par les interférences humaines dans le cycle de l’eau. Des écosystèmes entiers comme la forêt amazonienne commencent à s’assécher à cause de cela”.

Pour beaucoup de scientifiques la France n’est pas à l’abri de ce changement. L’exploitation que connait les sols Français depuis des siècles est catastrophique, aujourd’hui nombreux des sols sont usés.


A l’heure où le sujet de l’environnement est un sujet très abordé et primordial, 6 limites planétaires ont déjà étés franchis (le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biogéochimiques de l’azote et du phosphore, les changements d’utilisation des sols, l’utilisation de l’eau douce, la pollution chimique). Dans le cas où les 3 restantes (l’appauvrissement de l’azote stratosphérique, de l’acidification de l’océan, de l’augmentation des aérosols dans l’atmosphère) seront franchis, la Terre connaîtra des conséquences catastrophiques et irrévocable.

Remboursement de l’analyse du taux de chlordécone dans le sang, par l’Etat, via le plan Chlordécone IV.

Ceci constitue une avancée majeure sur le sujet du chlordécone.
L’analyse du taux de chlordécone dans le sang, est désormais remboursée, et cela pour tout le monde.
Cette mesure est lancée par l’Agence Régionale de Santé de la Guadeloupe, et le concours des laboratoires biologiques de Guadeloupe.
Il vous suffit d’aller dans un laboratoire biologique, avec une prescription médicale, où vous seront prélevés deux tubes de 3 ml de sérum.
L’analyse se fera au CHU de Limoges, au service pharmacologie, toxicologie et pharmacovigilance. Vous devrez compter entre 2 à 3 semaines pour avoir les résultats des analyses.

Néanmoins, cette mesure vise des personnes en priorité :

Ce dispositif qui permettra à tout un chacun de pouvoir connaitre le taux de chlordécone dans le sang, permettra aussi aux autorités sanitaires de pouvoir examiner de l’efficacité du programme Chlordécone, et de tous les autres programmes de lutte contre le chlordécone.
Il est à noter que depuis le décret n°2021-1724 du 20 décembre 2021, les agriculteurs (uniquement) avaient pu préalablement bénéficier de cette aide, sous réserve d’avoir travaillé au moins 10 ans au contact du chlordécone.

En Martinique, une aide similaire avait déjà été mis en place par la CTM, pour toute la population Martiniquaise.

*JAFA : le programme JAFA est un programme piloté par l’IREPS et l’ARS de Guadeloupe, permettant aux particuliers ou aux associations ayant un jardin, de pouvoir faire une analyse de sol gratuitement.