Audiences : La 1ère et RCI en leader, viaATV perd du terrain
On apprend ce mercredi 13 décembre 2023 dans les résultats d’audiences Médiamétrie de la période septembre-novembre 2023 que les téléspectateurs martiniquais migrent de plus en plus sur Martinique La1ère. En effet, la chaîne du service public gratte encore de l’audience sur la télévision privée viaATV. Possible conséquence de la mobilisation ayant paralysée la chaîne du groupe Via ?
Les audiences de Martinique La1ère passent ainsi de 34,5% pour la période avril-juin 2023 à 39,1% pour ce dernier trimestre de l’année. La chaîne viaATV quant-à-elle, passe de 27% d’audiences à 23,3.

La radio préférée des martiniquais ?
Côté radio, pas de grande surprise. RCI Martinique reste largement leader des audiences avec 37,6% des auditeurs. Légère baisse par rapport à la période précédente (avril-juin 2023) pour laquelle la radio enregistrait 38,8% des auditeurs. Le groupe RCI, composé également de NRJ Antilles et BelRadio retient en tout 45,4% des auditeurs.
Martinique La 1ère est loin derrière en bon second avec 17,5% des auditeurs pour ce denier trimestre de l’année contre 16,7% pour la période précédente. Légère hausse pour la radio publique.
Guadeloupe La 1ère ne laisse rien aux autres
Côté télévision en Guadeloupe, la chaîne publique l’emporte également, mais cette fois-ci en écrasant tous ses concurrents (4 d’entre eux font également partie du groupe France TV). Ainsi, Guadeloupe La 1ère gratte de l’audience avec 51,7% des téléspectateurs pour la période septembre-novembre 2023 contre 49,1% pour avril-juin 2023.

Bilan bien différent en radio puisque RCI Guadeloupe n’en démord pas. La radio privée ayant suscité la polémique récemment s’en sort avec 39,1% des audiences avec un résultat relativement stable par rapport à la période précédente. Toujours en bonne deuxième, on retrouve la télévision publique, Guadeloupe La 1ère avec 23,9% des audiences.
Le groupe RCI a en tout 47,7% des auditeurs en Guadeloupe, résultat parfaitement similaire à la période précédente.

Récit du double meurtre à Petit-Bourg : le coupable présumé mis en examen
Un homme de 34 ans a été mis en examen ce vendredi pour le double homicide de Joël et Lorna, deux jeunes Guadeloupéens retrouvés morts sur la plage de Viard à Petit-Bourg le 3 décembre dernier.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux victimes, qui étaient amies, se seraient rencontrées sur la plage dans la soirée du 2 décembre. Elles auraient ensuite été agressées par l’homme, qui les aurait poignardées à plusieurs reprises.
La victime masculine, Joël, a été retrouvée morte sur place, tandis que la victime féminine, Lorna, a été retrouvée morte dans la voiture de Joël, qui avait été incendiée.
L’auteur présumé des faits, qui était connu de la justice pour des faits de violence, a été interpellé le 6 décembre. Il a reconnu les faits, affirmant qu’il avait été provoqué par les deux victimes.
L’homme, qui est sous curatelle, est toxicomane et était en état de récidive légale. Il a été placé en détention provisoire.
La procureure de la République de Fort-de-France, Carine Greff, a souligné que l’enquête était toujours en cours et que de nombreuses zones d’ombres restaient à éclaircir.
Les moyens engagés par la gendarmerie
La gendarmerie de Guadeloupe a mobilisé d’importants moyens pour mener l’enquête, notamment la brigade de Petit-Bourg, les techniciens d’investigation criminelle, des services d’enquête spécialisés, un drone aérien, etc.
Le profil du suspect
L’homme mis en examen est âgé de 34 ans et réside en Guadeloupe depuis ses 11 ans. Il est originaire de la Dominique.
Il a un casier judiciaire chargé, avec plusieurs condamnations pour des faits de contentieux routiers, vol, violences, et incendie. Il a été libéré de prison en janvier 2022.
La procureure de la République a indiqué que l’enquête devait notamment déterminer si l’agression était liée à la consommation de crack par l’auteur présumé des faits.
Barbara Olivier-Zandronis écartée de l’antenne de RCI : les politiques réagissent
La journaliste Barbara OLIVIER-ZANDRONIS a bien été écartée du journal de 13h de RCI Guadeloupe samedi dernier ( 09 décembre 2023), à la suite de son interview avec le président du RN, Jordan Bardella. Situation troublante d’un côté comme de l’autre, les réactions ne se sont pas faites attendre.
Dans un communiqué co-signé du Parti Socialiste de Guadeloupe et Martinique, Olivier NICOLAS et Béatrice BELLAY expriment leur inquiétude vis à vis de la liberté de la presse.

Ce dernier point est partagé par les députés Elie CALIFER, Max MATHIASIN et Olivier SERVA et les sénateurs Victorin LUREL et Solange NADILLE qui ont co-signés une « Lettre ouverte de soutien à Barbara OLIVIER-ZANDRONIS ».
« Il est urgent que Barbara OLIVIER ZANDRONIS soit rétablie dans ses fonctions et puisse continuer d’exercer son métier en toute sérénité », ont-ils déclaré.

De son côté, durant l’Interview, le président du Rassemblement National semble dénoncer une prise de position politique de la part de la journaliste, et une certaine agressivité.
L’avis des politiques locaux est partagé par l’opinion publique sur les réseaux sociaux, notamment sur X (Twitter) et Facebook. Néanmoins, certains avis divergent. Plusieurs commentaires et publications reprochent à la journaliste radio d’avoir manqué de professionalisme et de sang froid face au président d’extrême-droite.
Un côté journalisme militant ?
« Attaques » à l’encontre de l’invité, première question « trop longue et orientée », multiples interruptions de Jordan Bardella lorsque ce dernier a la parole, et « perte de sang froid »… Entre journalisme et militantisme, la frontière a t-elle été franchie ?
En première question de l’interview, la journaliste souligne l’inaction physique des « organisations autonomistes et indépendantistes de la Guadeloupe » et souligne l’envoi d’un communiqué de leur part. « Est-ce que vous pensez qu’ils vous estiment inoffensif, pas encore affranchis finalement de la figure tutélaire de Marine Le Pen, en clair : un candidat qui n’est pas vraiment audible sous nos latitudes ? », poursuit-elle.
En réponse, le président du RN rappelle l’arrivée largement en tête de Marine Le Pen lors du second tour des élections présidentielles de 2022. Un « vote contestataire » selon la journaliste s’appuyant sur des « spécialistes », non cités.
Pour certains, la journaliste Barbara Olivier-Zandronis s’est alors mise à « dénoncer » sans grande neutralité les actions du RN. Mais alors pour quelles raisons RCI aurait décidé d’écarter du JT de 13 heures sa présentatrice ? Orientation politique ? Manque de professionnalisme de la part de la sanctionnée ? Le groupe de médias a répondu par voie de communiqué de presse.

La direction générale du groupe RCI réaffirme ses positions. « Un média n’est pas un espace où un journaliste donne son opinion », explique t-elle en avançant des « manquements à [leurs] exigences journalistiques ou éditoriales ». Toutefois, le média indique rester ouvert au dialogue et à la transparence pour « assurer que leurs décisions contribuent toujours à l’amélioration du média ».
Du côté de l’opinion publique, ce n’est pas encore gagné. Depuis ce dimanche matin, une pétition circule en ligne pour demander la réintégration de Barbara Olivier-Zandronis à la présentation du JT de 13 heures.
Alerte à la bombe : le collège Trianon du François déminé
Une alerte à la bombe a été lancée ce lundi matin au collège Trianon du François. L’établissement a été évacué et les démineurs ont été dépêchés sur place.
Le message d’alerte aurait été envoyé par internet à partir d’une adresse email provenant de externe au réseau, vers 3h du matin. Les élèves et l’ensemble du corps enseignant ont été évacué en urgence. La gendarmerie et les sapeurs-pompiers sont intervenus sur place afin de procéder aux vérifications.
Aucun engin explosif retrouvé
Comme le veut la procédure, ce sont les militaires du Nedex (Forces Armées aux Antilles) qui ont procédé à l’opération de déminage. Cette dernière a duré environ quatre heures et a été levée à 11h. Aucun engin explosif n’a été découvert.
Environ 300 élèves et 60 personnels et enseignants confondus ont été mis en sécurité sur le plateau sportif et les terrains annexes de l’établissement. Les collégiens ont été récupérés depuis par leur proche ou les bus scolaires.
Une centaine de résidents de la cité ont également été évacués, selon nos confrères de RCI.
Cette alerte à la bombe intervient dans un contexte terroriste particulièrement tendu en France. Aux Antilles françaises, c’est le deuxième établissement scolaire faisant l’objet de ce type d’alerte en trois semaines.
L’auteur risque deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.
Désert médical : 30 bourses d’engagement de retour attribuées à des étudiants
La CTM s’engage pour lutter contre le désert médical. 30 bourses d’engagement de retour en Martinique ont été attribuées à des étudiants en médecine. Ces bourses représentent une aide annuelle de 14 400€ accordée de la 2e à la 6e année. En contrepartie, ces étudiants s’engagent à travailler pendant au moins 5 ans en Martinique dès la fin du cursus.
Sur les 52 demandes reçues, 30 dossiers ont été validés par la commission chargée de l’attribution des bourses d’engagement pour les étudiants martiniquais en médecine.
Une bourse attribuée au mérite
La commission, qui s’est tenue le vendredi 17 octobre 2023, était appuyée d’un professionnel en médecine et du vice doyen de la faculté de médecine de Fort-de-France. Elle a classé les dossiers par ordre de mérite, notamment au regard des résultats universitaires des candidats.
Les 30 étudiants retenus étudient pour la plupart en Guadeloupe (63,4 %), suivis de la France hexagonale (30 %) et de la Roumanie (6,4 %). Ils sont répartis de la manière suivante :
- 9 étudiants en deuxième année
- 4 étudiants en troisième année
- 11 étudiants en quatrième année
- 6 étudiants en cinquième année
Cette mesure, votée par l’Assemblée de Martinique en mars 2023, vise à favoriser le retour des jeunes martiniquais diplômés en médecine sur le territoire. Elle a pour objectif d’endiguer le déficit de toutes les spécialités médicales et les délais d’attente de l’offre des soins.
Vedettes tropicales : un service minimum mis en place
La vie n’est pas simple depuis près de deux semaines pour les personnes ayant l’habitude d’aller au travail ou en cours grâce aux vedettes tropicales entre les Trois-Îlets et Case-Pilote. Les salariés dénoncent des salaires trop bas et des bateaux vétustes utilisés pour assurer le service.
Ce n’est pas la première fois par ailleurs que les salariés des vedettes tropicales se mobilisent pour ces raisons et les usagers peinent à trouver des solutions. Entre ceux qui n’ont pas de véhicule personnel et ceux qui veulent à tout prix éviter les embouteillages, les solutions restantes restent : la voiture, le bus avec un trajet jusqu’à 7 fois plus long ou alors le co-voiturage. Face à la situation, d’autres ont opté pour le télétravail et les cours en distanciel.
Un service minimum assuré, un soulagement
Seules les rotations entre le bourg des Trois-Îlets, la Pointe-du-bout et Fort-de-France seront assurées pour le moment. Les deux embarcadères débutent leur service à 5h45 et seront desservis respectivement toutes les 45 et 30 minutes.
100 personnes pourront grimper dans chaque navette. Pour l’heure aucune information n’a été donnée pour un potentiel remboursement des abonnements mensuels qui nous le rappelons sont de date à date.
Violences conjugales : le rappeur Tiitof condamné
Les faits se seraient déroulés le dimanche 12 novembre dernier à Toulouse, dans le quartier de Borderouge, dans l’appartement de la victime.
Selon nos informations et celles communiquées par 100% radio, un différent aurait éclaté lors d’une conversation par SMS avec le prévenu, le rappeur Tiitof de son vrai nom Willem LACOM. Lors des échanges, la jeune femme aurait demandé à l’artiste de garder leur enfant. Le chanteur serait par la suite entré enragé en tenant des coups sur la porte de l’appartement. Il s’en serait ensuite pris à la victime par coups de poings et coups de pieds alors qu’elle avait le bébé dans les bras. 10 jours d’ITT ont été prescrits par un médecin légiste, attestant de la violence des coups.
Jugé également pour détention illégale d’arme à feu
L’histoire ne s’arrête pas là. Après les coups, le prévenu aurait pointé un pistolet sur la jeune femme en lançant : « aujourd’hui je te tue, je n’ai pas pris mon téléphone pour que ça ne borne pas ».
Le rappeur, en détention provisoire depuis selon nos informations, est jugé ce mercredi après-midi en comparution immédiate à Toulouse.
Le rappeur condamné au ferme
MAJ : 16h02 15/11/2023
Déféré en comparution immédiate, ce mercredi après-midi, le rappeur Tiitof s’est présenté au tribunal. Ce dernier a nié les faits de violence lui étant reprochés.
La réquisition du procureur appelant à “une justice sereine” requiert 2 ans d’emprisonnement, dont 1 avec sursis contre Tiitof. Lors des délibérations, le prévenu a présenté ses excuses à son (ex)compagne en sanglots.
Après 30 minutes, le tribunal a finalement rendu son jugement : Tiitof est condamné à 30 mois de prison, dont 12 avec sursis (18 mois ferme). Il est également sous l’interdiction d’entrer en contact avec la victime et de parler ou de médiatiser l’affaire. Il écope par ailleurs d’une interdiction de port d’armes pour 15 ans.
Aya Nakamura en Martinique : un collectif demande le remboursement
Un collectif de près de 530 spectateurs du concert d’Aya Nakamura au stade de Dillon à Fort-de-France le 11 novembre dernier menace d’attaquer en justice l’organisateur de l’événement, la société BeProd event.
Les membres du collectif dénoncent plusieurs défaillances lors du concert, notamment une sonorisation inadéquate, une scène inadaptée, des écrans de trop petite dimension, et une absence de nettoyage des lieux.
Les spectateurs en gradin, notamment ceux qui avaient acheté des places en gradin Or, estiment n’avoir pas pu profiter du show car l’emplacement était inadapté. La scène n’était pas visible correctement car trop loin, le retour sonore était quant à lui de très mauvaise qualité voire inexistant par moment.

Certains spectateurs ont tenté de se rendre en fosse en forçant les grilles, tandis que d’autres ont tenté de se déplacer en se rapprochant un maximum de la scène tout en restant en gradin. Ils ont été stoppés par les forces de l’ordre présentes pour garantir la sécurité.
Le collectif explique que dès le début du concert, BeProd event a été alerté de ces dysfonctionnements, mais aurait fait le choix de ne pas chercher à y pallier.
Des excuses mal passées
De son côté, l’organisateur Be Prod Event a tenu à adresser des excuses aux spectateurs déçus, mais la communication s’avère être très mal passée auprès des plaignants, qui se sont manifestés en commentaires.
« À ce jour, la société BE PROD EVENT s’est contentée de piètres excuses afin de tenter de se défaire de sa responsabilité. En l’absence d’une prise de conscience de l’organisateur et d’un remboursement des tickets, une procédure judiciaire à l’encontre de la société organisatrice sera envisagée »
Communiqué de presse du collectif
Les tickets pour assister au concert d’Aya Nakamura se sont vendus à plus 100 euros notamment pour les spectateurs en fosse or ou gradin or. Le collectif est soutenu par plusieurs avocats, qui ont été engagés pour défendre les intérêts des spectateurs.
Titres-restaurant : la mesure de dérogation prolongée jusqu’à fin 2024
Vous pourrez finalement continuer à utiliser les « Titres restaurants » pour acheter vos courses alimentaires jusqu’à au moins fin 2024, contrairement à ce qui a été annoncé ce mardi.
Initialement prévue pour prendre fin le 31 décembre 2023, la mesure permettant aux salariés de payer leurs courses alimentaires avec les titres-restaurant a finalement été prolongée jusqu’au 31 décembre 2024, a confirmé la ministre du commerce Olivia Grégoire sur M6 ce mardi 14 novembre.
Une mesure qui satisfait les familles
Cette mesure, qui a été mise en place le 1er octobre 2022afin de favoriser le pouvoir d’achat des français, a été saluée par les associations de consommateurs et les syndicats de salariés. Elle permet aux salariés de bénéficier d’une aide supplémentaire pour l’alimentation, dans un contexte d’inflation qui pèse sur le le porte-feuille.
Le plafond de paiement des titres-restaurant reste fixé à 25 euros par jour. Les titres-restaurant sont disponibles dans tous les commerces alimentaires, y compris les supermarchés, les boucheries, les boulangeries, les poissonneries, etc.
Cette prolongation de la mesure est une bonne nouvelle pour les familles, qui pourront continuer à bénéficier d’une aide pour l’alimentation.
« C’est grâce à nous si vous avez la CAF et le RSA » : un gendarme suspendu en Martinique
« C’est grâce à nous si vous avez la CAF et le RSA », a lancé un gendarme à un militant sur un terrain agricole dimanche 12 novembre dernier. La vidéo du militaire tenant ces propos circule sur les réseaux sociaux depuis.
Le préfet de la Martinique « condamne sans réserve (ces propos), car aucun territoire de la République ne peut faire l’objet d’un tel mépris », explique-t-il dans un communiqué. « J’ai demandé au général, commandant la gendarmerie de Martinique, de prendre les mesures qui s’imposent à l’encontre de ce militaire ».
Le gendarme adjoint volontaire âgé de 24 ans qui a tenu des propos méprisant ce dimanche a été suspendu. Recruté il y a un an en Martinique après avoir effectué 6 semaines de formation réglementaire, il sera renvoyé en France hexagonale, et il serait « peu probable » que son contrat soit renouvelé.
👮 #Martinique : « C’est grâce à nous si vous avez la CAF et le RSA », a lancé un gendarme à un militant sur un terrain agricole hier (dimanche 12 novembre)
— Resca MQ/GP (@resca_mqgp) November 13, 2023
La vidéo du militaire tenant ces propos circule sur les réseaux sociaux. Le préfet de la Martinique « condamne sans… pic.twitter.com/GJVWgG7aA1