Une fusillade éclate à Petit-Bourg et fait un blessé par balles

🚑 #Guadeloupe : Une fusillade a éclaté à Petit-Bourg hier soir, faisant un blessé par balles.

L’incident s’est produit vers 22h, quelques heures seulement après le troisième homicide enregistré cette semaine dans l’archipel, survenu à Pointe-à-Pitre (quartier Henri IV). La victime de Petit-Bourg est un jeune homme. Son pronostic vital n’est pas engagé, selon RCI.

Une jeune abattu par balles, déjà le 3e homicide de l’année en Guadeloupe

🚑 #Guadeloupe : Un jeune homme a été abattu par balles hier soir dans le quartier Henri IV à Pointe-à-Pitre.

Ce nouvel homicide s’est produit dans le secteur dit Washington, non loin du lieu où un autre jeune avait perdu la vie dimanche dernier. La victime a été atteinte de plusieurs tirs.

[RCI]

La CRS 81 et la CRS 83 en route pour la Martinique ?

Les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) 81 et 83 seraient actuellement en vol pour la Martinique, selon nos informations. Ces unités, spécialisées dans la gestion des violences urbaines, sont habituellement stationnées à Marseille et dans le Rhône.

Elles viennent renforcer les dispositifs déjà sur place, alors même que les autorités ont signalé une “nette diminution” des violences sur le territoire.

Cette décision soulève des interrogations quant à la stratégie de maintien de l’ordre et la nécessité de maintenir une présence renforcée de forces de sécurité sur l’île. En effet, si les tensions semblent s’apaiser, l’envoi de renforts pourrait indiquer une volonté des autorités de rester prudentes et de prévenir tout regain de tension. La Martinique connaît depuis plusieurs semaines une période de manifestations et de contestations liées à la vie chère, avec des blocages et des tensions entre manifestants et forces de l’ordre.

Aucun commentaire officiel

Pour le moment, les autorités n’ont pas encore commenté officiellement l’arrivée de ces renforts, mais l’envoi des CRS 81 et 83 pourrait être perçu comme un signal de fermeté de la part de l’État. L’information a toutefois été communiquée par les syndicats et certaines publications de policiers sur les réseaux sociaux.

Reste à voir si ce déploiement permettra de maintenir la paix sociale ou s’il alimentera les critiques des organisations locales, qui dénoncent déjà la “répression” des mouvements sociaux sur l’île.

Pour rappel, vendredi 11 octobre dernier, le ministre de l’Intérieur avait annoncé l’envoi de renforts en Martinique.

Blocage, et tension croissante en Martinique : une « répression inacceptable »

Ce lundi 7 octobre, dès les premières heures de la journée, le giratoire de Mahault, un point névralgique de la circulation en Martinique, a été bloqué par des manifestants mobilisés contre la vie chère. Ce blocage a provoqué des embouteillages sur les principaux axes de l’île, perturbant la circulation de nombreux automobilistes.

La situation s’est rapidement envenimée en fin de matinée lorsque les forces de l’ordre, notamment la CRS 8, sont intervenues pour déloger les manifestants. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser le rassemblement. Rodrigue Petitot, surnommé « le R », figure de proue du mouvement et président du RPPRAC (Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens), a été blessé à la jambe et à la main lors de l’intervention. Une riveraine, qui ne participait pas à la manifestation, aurait également été victime d’un malaise dû aux gaz lacrymogènes, selon l’association.
Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, on y voit même Aude Goussard violemment repoussée par un CRS lors de l’interpellation d’un manifestant.

Le RPPRAC dénonce une « répression inacceptable »

Si la police dément avoir pourchassé Rodrigue Petitot selon nos confrères de RCI, dans un communiqué publié dans l’après-midi, le RPPRAC a fermement condamné l’intervention policière, qualifiant la répression d’« inacceptable ». Le mouvement critique la gestion préfectorale de la crise, qu’il accuse de répondre par la force au mécontentement social des Martiniquais mobilisés depuis 38 jours. Selon le RPPRAC, cette répression viserait à « étouffer un mouvement populaire légitime » qui dénonce le coût de la vie en Outre-mer.

Le RPPRAC appelle les acteurs de la Table Ronde à prendre des mesures plus significatives pour répondre à la crise, soulignant que les annonces récentes, notamment la revalorisation de 2 % du SMIC par Michel Barnier, sont insuffisantes face aux attentes de la population. Toujours selon RCI, 11 policiers auraient été blessés et 5 personnes interpellées. Les forces de l’ordre étaient visés par des jets projectiles.

Un climat social sous tension

La situation reste tendue en Martinique, où les manifestations contre la vie chère se poursuivent dans un climat de plus en plus conflictuel. Le blocage de ce matin et l’intervention des forces de l’ordre témoignent d’une montée des tensions, laissant craindre de novelles émeutes dans les jours à venir. Le RPPRAC, de son côté, réaffirme sa détermination à poursuivre la mobilisation, accusant les autorités de porter la responsabilité d’un éventuel « embrasement de la société ».

Alors que la date de la Table Ronde reste incertaine, le gouvernement et les acteurs locaux sont face à un défi majeur pour apaiser la situation et répondre aux revendications des manifestants.

La Russie accuse la France de répression en Martinique : une stratégie géopolitique ?

Le mercredi 2 octobre, Moscou a renouvelé ses critiques envers la France, en accusant cette dernière de ne pas avoir achevé la “décolonisation” de ses territoires d’Outre-mer. La Russie a pris pour exemple les émeutes en Martinique en septembre et en Nouvelle-Calédonie plus tôt dans l’année, pointant du doigt l’usage de la force par Paris pour gérer ces crises.

Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a estimé que ces violences démontraient l’incapacité de la France à établir un “dialogue respectueux” avec les populations autochtones, préférant s’appuyer sur la répression policière. Cette déclaration est à inscrire dans une stratégie plus large de Moscou, visant à se présenter comme le défenseur des peuples opprimés par les pays Occidentaux, une stratégie qui s’est accentuée depuis l’invasion de l’Ukraine.

Un discours stratégique à l’échelle internationale

Cette offensive verbale s’inscrit dans une longue campagne menée par la Russie pour déstabiliser les puissances occidentales. Le Kremlin a déjà réussi à remplacer la France dans plusieurs pays du Sahel en y déployant le groupe paramilitaire Wagner, gagnant en influence diplomatique en Afrique francophone.

Ces récentes déclarations sur la Martinique ne sont donc pas isolées. Elles pourraient s’inscrire dans une volonté de la Russie de manipuler les opinions publiques, notamment en employant des méthodes de désinformation via ses médias d’État et les réseaux sociaux. La France et d’autres pays occidentaux accusent la Russie depuis plusieurs années de mener des campagnes de déstabilisation pour affaiblir leur influence et miner leur crédibilité, non seulement en Afrique, mais également en Outre-mer.

Ainsi, la situation en Martinique devient un nouvel angle d’attaque pour Moscou dans son affrontement avec les puissances occidentales, en se posant comme un défenseur des “peuples opprimés”.

Accusations d’arnaque : la marque Sandaz victime d’un vol ?

La marque de vêtements et maillots aux couleurs des îles de la Caraïbe, Sandaz, est sous le feu des critiques sur les réseaux sociaux. Des internautes accusent la marque d’arnaquer ses clients après avoir découvert que les mêmes modèles de vêtements sont disponibles à des prix bien inférieurs sur la plateforme AliExpress. Les photos utilisées par le site chinois pour ces produits reprennent celles prises par Sandaz avec leurs propres modèles photo, ce qui a posé question auprès des consommateurs.

Des modèles volés ?

Face à ces accusations, le représentant de Sandaz a tenu à clarifier la situation, affirmant que la marque est victime d’un vol de propriété intellectuelle.

« Si les consommateurs achètent sur AliExpress et qu’ils achètent sur notre site, ils vont voir clairement la différence. AliExpress, tout comme d’autres plateformes, vendent des produits copiés point par point. Ce sont des contrefaçons, en aucun cas nous n’achetons sur ce site. La plupart de nos clients ont reçu nos colis et le reste est en chemin. »

Il poursuit en expliquant que Sandaz est actuellement en litige avec ces marchés et cherche à les faire fermer : « Nous avons engagé des poursuites. Les sous qu’ils font avec ces produits nous sont dus, notre nom et logo sont déposés », poursuit-il.

Une différence de qualité et de prix

En effet, les produits vendus jusqu’à quatre fois moins cher sur la plateforme AliExpress affichent même le logo Sandaz sur leurs images de présentation.

Sandaz défend la qualité de ses produits, justifiant ainsi les prix plus élevés par rapport à ceux trouvés sur le site chinois. Toujours selon le représentant de la marque, leurs produits seraient de qualité, brodé et composés d’élasthanne et coton.

Malgré cette crise, Sandaz prévoit d’élargir son offre. « On va faire toutes les îles de la Caraïbe et toutes sortes de produits (autres que des vêtements) vont sortir », annonce la marque, cherchant à rassurer et fidéliser sa clientèle.

Sécheresse : 35° de température, l’île est en « situation de crise »

La Martinique est confrontée à une situation hydrique d’une gravité exceptionnelle, comparable à celle de l’année de référence 1973, la plus sèche jamais enregistrée. Face à des températures supérieures de 4°C aux normales saisonnières et à un déficit de précipitations alarmant, le préfet a pris la décision de placer le département en situation de crise sécheresse.

Des mesures restrictives durant la sécheresse

Ces mesures temporaires mises en place par le Préfet, visent à réduire la consommation d’eau et à préserver la ressource pour les besoins essentiels. Elles s’appliquent à l’ensemble des Martiniquais, sans exception :

Des contrôles renforcés et des sanctions en cas de non-respect

Le respect des mesures de restriction pour faire face à cette crise inédite sera sévèrement contrôlé sur l’ensemble du territoire et des sanctions lourdes seront appliquées en cas de non-respect.

En plus des mesures restrictives, des actions supplémentaires sont mises en place pour garantir l’accès à l’eau potable pour tous les Martiniquais, en particulier les plus fragiles :

Un nettoyeur de sol vendu 19 fois plus cher à la foire de Dillon, en Martinique

Un nettoyeur de sol Silvercrest vendu habituellement 40€ a été affiché à 760€ à la foire de Dillon en Martinique, provoquant l’indignation des consommateurs.

L’entreprise exposante, présente en Martinique et en Guadeloupe, justifie ce prix par une offre « spéciale foire ». Cependant, ce prix exorbitant représente une multiplication par 19 du prix réel du produit.

Screenshot du site de Rakuten

Un prix qui ne s’explique pas

Arnaque ? Prix justifié ? On aimerait bien savoir mais contactée, l’entreprise concernée ne nous a pas répondu.

Face à l’indignation des consommateurs, ​​l’organisation, a indiqué dans un communiqué avoir pris connaissance des préoccupations exprimées par les internautes quant à ces pratiques, et les condamne fermement. Selon elle, « Chaque exposant est responsable de ses propres politiques de tarification et de vente.”

Nous ne surveillons pas individuellement chaque participant. Cependant, nous prendrons des mesures appropriées en cas de problèmes signalés et dans les limites de notre champ d’action.

Communiqué

Quelles conséquences ?

Aucune information donc, sur une potentielle enquête interne ouverte ou d’éventuelles sanctions prises à l’encontre de l’exposant concerné, seulement un « engagement à prendre les mesures appropriées » dans le communiqué.

De notre côté, nous ne savons pas si des clients ont été victimes de ces pratiques, mais un message de l’exposant nous étant adressé, nous met la puce à l’oreille : « Bonsoir si vous avez des difficultés à faire fonctionner [le balai] on vous accompagne pour résoudre le problème« .

Nous avons souhaité donner la parole à GL Conseils, l’organisateur, sans succès.

Rappel : il est légal de vendre des produits bien plus cher que leur valeur, à condition qu’ils soient licites, conformes à la description et non dangereux. En revanche, il est interdit d’utiliser des pratiques commerciales trompeuses, de mentir sur la nature du produit. Les contrevenants encourent jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende.

Cet incident soulève des questions sur le contrôle des prix et la protection des consommateurs lors de foires d’autant plus qu’une réaction était attendue durant au moins les trois derniers jours de l’événement.

Violences sexuelles sur le campus de Schœlcher : témoignage glaçant et réactions contrastées

Un témoignage publié sur les réseaux sociaux par une étudiante de l’université des Antilles (UA) a jeté un trouble sur le campus de Schœlcher en Martinique. L’étudiante raconte avoir été violée dans sa voiture sur le parking du campus, sans que la date précise des faits ne soit mentionnée.

Un témoignage glaçant

Selon son récit, un individu qu’elle croisait régulièrement sur le campus sans lui parler lui aurait demandé de le ramener chez lui après ses cours, vers 19h30. Il l’aurait ensuite menacée avec un couteau pour la contraindre à un rapport sexuel, avant de s’enfuir en déclarant « J’ai passé un bon moment avec toi ».

L’étudiante affirme avoir informé les responsables du campus de l’agression, qui l’auraient encouragée à porter plainte. Cependant, elle déplore un manque de suivi du dossier, notamment de la part de l’Université des Antilles.

Nous avons tenu à contacter l’université des Antilles pour tenter d’obtenir des éléments pouvant éclairer leur positionnement vis à vis de la situation.

Une partie de ping-pong

Selon nos informations, lors d’un conseil d’administration qui se serait déroulé ce mardi matin à 9h, un responsable de l’Université aurait affirmé qu’ils sont « démunis » face à la situation, arguant que l’agression n’a pas eu lieu sur son territoire mais sur celui du CROUS.

L’une de nous sources nous affirme qu’il y a eu des problèmes similaires dans la résidence universitaire et dans une résidence privée voisine, et que l’amalgame est souvent fait avec l’université. Le vice-président se serait tout de même dors et déjà rendu à la gendarmerie pour effectuer un signalement, dimanche dernier.

Le Crous, de son côté, nie que l’agression ait eu lieu sur son parking, affirmant qu’il s’agit plutôt d’une confusion avec l’université. En effet, selon nos informations, la jeune femme se trouvait bien sur l’un des parkings de l’UA.

Un problème de sécurité ?

La directrice du Crous, Valérie Cabord, assure avoir pris les choses en main, et que des témoignages recueillis auprès des résidents ne font état d’aucune agression ou viol à l’intérieur de la résidence.

Un signalement a néanmoins été fait à la gendarmerie, qui n’aurait enregistré aucune plainte pour le moment. Le Crous encourage les victimes à se faire connaître et affirme les suivre et les mettre en lien avec la gendarmerie et des professionnels pouvant leurs venir en aide.

Le dernier signalement d’agression sexuelle auprès du Crous remonterait à 10 mois, selon la directrice. Cette dernière a tout de même demandé aux agents de sécurité de redoubler de vigilance. Enfin, pour répondre a une demande de sécurité notamment venant des étudiants depuis plus d’un an, Valérie Cabord nous a affirmé avoir commandé des éclairages supplémentaires pour renforcer la sécurité sur le campus.

Les versions de l’université et du Crous divergent, et la situation reste confuse. La lumière n’a pas encore été faite sur cette affaire, qui soulève des questions importantes sur la sécurité des étudiants sur le campus de Schoelcher. Ce n’est par ailleurs pas la première fois que de telles affaires sont relatées sur Resca. Un public, aucune des deux instances ne s’est exprimée.

Le président de l’UA, Michel Geoffroy, aurait d’ailleurs demandé aux enseignants de réorganiser les plannings pour terminer les cours à 17h30 pour des raisons de sécurité.

Interrogé, le parquet ne nous a pour le moment pas communiqué d’éléments sur ce sujet.

Lutte contre les violences faites aux femmes : une carte interactive pour orienter les victimes

En Martinique, comme partout en France, les violences faites aux femmes constituent un véritable fléau. Pour lutter contre ce phénomène, la Préfecture et l’Agence Régionale de Santé (ARS) ont développé une carte interactive pour mieux orienter et répondre aux besoins des femmes victimes de violences, à l’occasion de cette journée internationale des droits des femmes.

Un repérage insuffisant et une sous-estimation des violences

Malgré une augmentation des déclarations de violences ces dernières années, les chiffres restent alarmants. En 2022, les autorités martiniquaises ont recensé :

Ces chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité, car de nombreuses femmes victimes de violences ne se manifestent pas.

Une cartographie pour faciliter l’accès aux aides

La carte interactive accessible permet aux femmes victimes de violences, aux témoins et aux professionnels de :

Cet outil unique en Martinique est un véritable pas en avant dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Il permettra d’améliorer le repérage des victimes et de leur faciliter l’accès aux aides dont elles ont besoin.

La Préfecture, l’ARS et l’ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre les violences faites aux femmes appellent à la mobilisation de tous pour une meilleure protection des femmes.